Les pièges à éviter lors d’un projet : sous-estimer la rédaction du cahier des charges


Dans un projet de développement d’application mobile, le cahier des charges est souvent perçu comme une formalité, voire comme une corvée, par le porteur de projet. C’est pourtant l’une des principales sources d’échec ou de dépassement de budget lorsqu’il est mal rédigé ou insuffisamment préparé.

Vous souhaitez vous lancer dans un projet de développement de logiciel ou d’application ? En tant que client ou porteur de projet, et avant de démarrer le développement, assurez-vous que la représentation écrite de votre projet reflète fidèlement l’ensemble de ses détails, qu’ils soient fonctionnels, techniques ou graphiques.

Un cahier des charges trop vague, un projet mal cadré

Sous-estimer la rédaction du cahier des charges, c’est accepter une vision floue ou incomplète du produit final. Fonctionnalités imprécises, parcours utilisateurs mal définis, contraintes techniques absentes : chaque zone d’ombre devient une source d’interprétation différente entre le client, les développeurs et les designers. Résultat : des allers-retours incessants, des incompréhensions et des retards.

Votre vision du projet doit être détaillée au maximum : fonction par fonction, exigence par exigence. En tant que client, vous devez vous assurer que votre prestataire comprend parfaitement le projet et son usage final avant même d’aborder le budget ou les phases de développement. Le moindre doute doit être éclairci.
Le pire scénario est de découvrir un livrable en se disant : « Je pensais que c’était prévu ». Retenez une chose essentielle : si ce n’est pas explicitement écrit, ce n’est pas à développer.

Des coûts qui explosent

Un cahier des charges incomplet entraîne souvent de mauvaises estimations budgétaires au départ et, presque systématiquement, des demandes de modifications en cours de développement, voire des malentendus irréversibles sur les livrables. Or, modifier ou ajouter une fonctionnalité en cours de projet coûte beaucoup plus cher que de la définir correctement en amont. Ce qui semblait être un “gain de temps” avant le lancement se transforme rapidement en surcoûts et en tensions entre le client et son prestataire.

Oui, il est rare de penser à absolument tout lors de la rédaction initiale du cahier des charges, et tout développement sur mesure comporte son lot d’ajustements en cours de route. Cependant, ces ajustements doivent rester minoritaires et ne pas concerner des fonctionnalités entières.
N’ayez jamais peur d’en dire trop : mieux vaut un cahier des charges trop détaillé que pas assez précis.

Il faut également anticiper une part d’inconnu. Si votre projet est innovant et développé sur mesure, prévoyez une marge budgétaire pour les dépassements potentiels. Ceux-ci peuvent être liés à un oubli initial, un changement de besoin, une mauvaise estimation ou une fonctionnalité techniquement complexe. Prévoir environ 10 % de budget supplémentaire est une pratique saine.
Le développement sur mesure est agile : le budget doit l’être aussi. En revanche, un dépassement de plus de 30 % révèle généralement un cahier des charges insuffisamment précis ou un projet qui a profondément changé en cours de route.

Une expérience utilisateur négligée

Lorsque le cahier des charges se concentre uniquement sur les aspects techniques et néglige les usages, l’application risque de ne pas répondre aux besoins réels des utilisateurs. Parcours peu intuitifs, fonctionnalités inutiles ou manquantes : l’application fonctionne, mais elle n’est pas adoptée.

Pour pallier ces problématiques, un cahier des charges doit impérativement contenir trois types d’exigences :
– Fonctionnelles
– Graphiques
– Techniques

C’est la combinaison de ces trois dimensions qui permet d’assurer une compréhension commune du projet, non seulement entre le client et son prestataire, mais aussi entre les différents métiers impliqués : graphistes, développeurs, chefs de projet et testeurs.

Comment éviter ces pièges ?

Nous avons vu les trois types d’exigences indispensables à détailler dans un cahier des charges efficace avant chaque cycle de développement. Il est également essentiel de respecter les règles suivantes :
– clarifier les objectifs business et utilisateurs
– décrire précisément les fonctionnalités clés
– intégrer des parcours utilisateurs simples et cohérents
– anticiper les contraintes techniques et budgétaires
– rédiger des scénarios de test

Investir du temps dans cette phase, c’est sécuriser l’ensemble du projet. Est-ce compliqué ? Non, car le rôle du cahier des charges est précisément d’être compréhensible par des non-développeurs. Les fonctionnalités sont décrites par leur usage (via des user stories) et les maquettes graphiques offrent une représentation fidèle du livrable final.

Et si vous ne pouvez pas rédiger le cahier des charges vous-même ? Cette mission peut tout à fait être confiée à Nartex. La prestation d’Avant-Projet proposée par Nartex rencontre un véritable succès depuis plus de 10 ans. Nos équipes s’appuient sur des processus éprouvés pour vous accompagner efficacement, poser les bonnes questions et construire un projet solide sans passer à côté d’éléments essentiels.

En conclusion

Le cahier des charges n’est pas un frein au projet, mais un accélérateur de réussite. Le sous-estimer, c’est prendre le risque d’obtenir une application plus coûteuse, livrée plus tard, et moins efficace que prévu. Plus le cahier des charges est précis, plus les estimations budgétaires et les délais seront fiables.
Que vous le rédigiez seul ou avec l’aide d’un prestataire, il existe des méthodes simples et efficaces pour produire des descriptifs fonctionnels, graphiques et techniques compréhensibles par tous.

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